Pour le climat, la santé et la justice sociale, mangeons moins de viande !

Par Romain Chiaradia

Juin 2024

C’est une vérité souvent ignorée : l’élevage est l’un des principaux responsables du réchauffement climatique. En effet, si le CO2 est massivement produit par le transport routier et aérien, le méthane produit par l’élevage est un puissant gaz à effet de serre (25 fois plus que le CO2).

En plus du climat, l’élevage intensif a d’autres impacts : pour nourrir le bétail on importe en Europe du soja brésilien issu de la déforestation de l’Amazonie… et les meilleures terres là-bas sont confisquées pour l’élevage au détriment des populations locales qui souffrent de la faim et de la pauvreté. On peut aussi parler des algues vertes toxiques produites par les élevages intensifs en Bretagne ou des mégabassines qui privatisent l’eau pour produire des céréales destinées à l’exportation pour nourrir…le bétail ! Tout cela n’a plus aucun bon sens.

L’élevage traditionnel permettait à l’origine une complémentarité entre humain et animal : les animaux mangeaient ce que les humains ne mangent pas (et contribuaient à entretenir les sols, les paysages). En cultivant du soja et des céréales pour le bétail au détriment des humains, l’élevage intensif a apporté une concurrence. Sachant qu’il faut 7 calories végétales pour produire 1 calorie animale, poursuivre ce modèle en connaissance de cause est criminel.

Pour ces raisons, et parce qu’en France aujourd’hui on consomme trois fois plus de protéines animales que les recommandations de l’OMS (manger plus de 500g de viande par semaine provoque accidents cardiovasculaires, cancers, diabète), il serait plus rationnel de restreindre drastiquement notre consommation de viande (voire d’adopter un régime végétarien).

La solution serait donc de supprimer l’élevage intensif hors sol pour sauvegarder l’élevage traditionnel paysan intégré dans l’écosystème agricole avec des fermes de petite taille, ce qui serait bon pour le climat, la qualité de l’eau et des sols, le revenu des paysans, la condition animale et notre santé. Du bon sens donc.

Quelques propositions locales : une option végétarienne dans les cantines scolaires (comme nous l’avions proposé dans notre programme en 2020), des buffets moins carnés lors des réceptions municipales…